Plus que deux jours et ce sera mon anniversaire, funeste date qui m'a donnée une famille, irréparable moment où il est devenu « mon père ».
Des mois se sont écoulés, des années depuis le procès! Et pourtant, chacun de mes anniversaires est un nouveau coup de poignard dans cette plaie qui ne se refermera jamais... La blessure profonde et incurable de l'inceste me rend fragile et irritable, durant ces quelques longues heures qui me ramènent vers le jour de ma naissance.
J'aime la vie, celle que je me suis construite, minute après minute, heure après heure, jour après nuit, depuis le jour où je suis enfin sortie de cette cour d'assises. Mais la marque odieuse du crime finalement punie, restera gravée à jamais dans tout mon être.
Mon combat contre l'inceste ne sera jamais fini, en dépit des quelques « instants » de répit que je m'accorde... Malgré tout ce que pourront voir mes semblables, il restera toujours au fonds de moi, une solitude et une douleur que je ne pourrais jamais exprimées.
Plus que jamais, au c½ur même de cette « belle » vie que j'ai découverte et parce que je suis désormais plus forte grâce à elle, je suis convaincue que l'inceste ne doit pas se prescrire.
En ce qui me concerne la Justice a parlé. Elle m'a enlevée l'odieux pour me laisser le « sur » vivable. Pourtant, au milieu de ma nouvelle existence, je ne peux pas oublier l'enfer de tous mes autres semblables, cloitrés dans les limites d'une loi qui s'obstine à se croire "juste".
Prescrire, c'est laisser aux criminels une chance qu'ils ne laisseront pas à leurs victimes...
Des mois se sont écoulés, des années depuis le procès! Et pourtant, chacun de mes anniversaires est un nouveau coup de poignard dans cette plaie qui ne se refermera jamais... La blessure profonde et incurable de l'inceste me rend fragile et irritable, durant ces quelques longues heures qui me ramènent vers le jour de ma naissance.
J'aime la vie, celle que je me suis construite, minute après minute, heure après heure, jour après nuit, depuis le jour où je suis enfin sortie de cette cour d'assises. Mais la marque odieuse du crime finalement punie, restera gravée à jamais dans tout mon être.
Mon combat contre l'inceste ne sera jamais fini, en dépit des quelques « instants » de répit que je m'accorde... Malgré tout ce que pourront voir mes semblables, il restera toujours au fonds de moi, une solitude et une douleur que je ne pourrais jamais exprimées.
Plus que jamais, au c½ur même de cette « belle » vie que j'ai découverte et parce que je suis désormais plus forte grâce à elle, je suis convaincue que l'inceste ne doit pas se prescrire.
En ce qui me concerne la Justice a parlé. Elle m'a enlevée l'odieux pour me laisser le « sur » vivable. Pourtant, au milieu de ma nouvelle existence, je ne peux pas oublier l'enfer de tous mes autres semblables, cloitrés dans les limites d'une loi qui s'obstine à se croire "juste".
Prescrire, c'est laisser aux criminels une chance qu'ils ne laisseront pas à leurs victimes...